Des tables de bois sous des toits de chaume, avec une planche où est écrit Mankon
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Chepele, « Man with the Pot » : le village s’invite à Douala

Une marmite sous un manguier, puis un restaurant où l’on mange sur des feuilles et où l’on boit dans des cornes, derrière l’IUC à Logbessou. Comment une table peut réunir des traditions que la grande ville sépare.

Par L'équipe NiceThings12 octobre 20264 min de lecture

Douala va vite. On y mange souvent debout, entre deux courses, sans regarder son assiette. Et puis, à Logbessou, derrière l’IUC, il y a un endroit où l’on fait exactement l’inverse : on s’assoit, on attend que ça cuise, et l’on mange comme au village. Son nom tient en un surnom : « Man with the Pot », l’homme à la marmite.

Une marmite sous un manguier

L’histoire que raconte la maison est simple : tout a commencé avec une seule marmite, posée sous un manguier. Son fondateur, Achu Valery, que l’on appelle « Ngessman », avec des recettes transmises de génération en génération. La marmite est devenue un restaurant, mais le surnom est resté.

Le village, en pleine ville

Chepele se décrit comme un « barbecue africain » dans un décor de village. Ici, les plats n’arrivent pas dans de la porcelaine : ils sont servis sur des feuilles, dans des calebasses, sur des plateaux de bois. Le vin de palme se boit dans des gobelets de bambou ou des cornes. La maison annonce de la musique en direct, des tambours, des danses traditionnelles.

Une case au toit de chaume avec une planche où est écrit Bakweri
Chaque case porte un nom
La case « Bakweri ». Photo : Chepele (chepele.com), avec son accord

Le lieu s’appelle aussi « Chepele Village » : chaque case porte, sur une planche, le nom d’un peuple ou d’un village du pays. Bakweri, Bamiléké, Ewondo, Kom, Nso, Mankon, Oku, Wum… On s’assoit « chez les Bakweri » ou « à Mankon ».

Sur la carte, des noms que l’on n’entend pas tous les jours dans les rues de Douala : le « Pork Salade », plat signature (du porc, du bitter leaf du pays, des plantains bouillis), l’achu, le kati kati, le nang tare, le ngom tare, et les légumes de saison.

Un plateau avec de l’achu, sa sauce jaune, des légumes et de la viande
L’achu et sa sauce jaune. Photo : Chepele (chepele.com), avec son accord

D’après le menu publié par la maison, chaque jour a ses plats : l’eru et le ndolè le mercredi, l’ekwang le jeudi, l’achu à la sauce jaune le week-end, le poulet et le porc grillés tous les jours. Compte de 2 500 à 4 000 FCFA le plat.

Une table qui rassemble

C’est peut-être là que Chepele dit quelque chose du Cameroun. Dans une grande ville, chacun vient d’ailleurs : d’un village, d’une langue, d’une cuisine. Le restaurant dit vouloir célébrer « le goût, les traditions et le vivre-ensemble » de la cuisine africaine, et relier ses invités « aux racines de la communauté, de la culture et de la nature ».

Autour de la même table, celui qui a grandi avec ces plats les retrouve, et celui qui ne les connaissait pas les découvre. On goûte dans l’assiette de l’autre, on demande comment ça s’appelle, comment on le mange. Une marmite, finalement, ça sert aussi à ça.

Un poisson braisé posé sur des légumes verts, dans une assiette en terre
Poisson et légumes du pays. Photo : Chepele (chepele.com), avec son accord

On vient pour manger. On repart en ayant appris le nom d’un plat qui n’était pas le sien.

Y aller

  • Où : derrière l’IUC (Institut Universitaire de la Côte), à Logbessou, Douala.
  • Quand : de midi à minuit, et dès 10 h le dimanche, d’après le site du restaurant.
  • Les prix : de 2 500 à 4 000 FCFA le plat, d’après le menu publié sur son site. Confirme en commandant.
  • Réserver : par téléphone ou WhatsApp, au numéro de la fiche.

À toi de raconter

  • Quel plat de ton village aimerais-tu faire goûter à tes amis de la ville ?
  • Tu es déjà allé chez Chepele ? Qu’as-tu commandé ?
  • Quel autre restaurant, près de chez toi, fait se rencontrer plusieurs traditions ?

Réponds en commentaire, juste en dessous.

Source : le site du restaurant, chepele.com. NiceThings n’y est pas encore passé : ce que tu lis vient de ce que la maison dit d’elle-même.

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