Des brochettes de soya posées sur du papier, à côté de pains
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Le soya : la braise qui rassemble le Cameroun à la tombée de la nuit

Dès que le soleil descend, une odeur de viande grillée et de piment s’installe aux carrefours. Le soya n’est pas qu’une brochette : c’est le rendez-vous du soir de tout un pays, et presque aucune carte ne sait où sont les meilleurs.

11 octobre 20263 min de lecture

Il y a une heure, au Cameroun, où les rues changent d’odeur. Le soleil descend, les braises rougissent, et à presque chaque carrefour quelqu’un retourne des brochettes sur une grille. On ne se donne pas rendez-vous « au soya » : on y passe, on s’y arrête, on y reste. C’est le soya.

C’est quoi, exactement ?

De la viande de bœuf coupée fin, assaisonnée, pimentée, puis braisée sur le feu, en brochettes ou en lamelles. On la retrouve dans plusieurs pays de la région : au Nigeria, on dit suya. Au Cameroun, on dit soya, et chacun a son vendeur, celui dont il jure qu’il n’y a pas meilleur dans la ville.

Un vendeur de soya et son chariot sous un parasol, au bord d’une rue
Un parasol, une grille, un bord de route : le soya n’a pas besoin de plus. Photo : BACHELOR45 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Comment ça se commande

  • Au montant : on ne demande pas un poids, on annonce une somme. Le vendeur coupe et sert en conséquence.
  • Au choix : tu peux montrer les morceaux que tu veux, bien cuits ou plus tendres.
  • Avec ce qui va avec : de l’oignon cru, et du piment pour celles et ceux qui aiment quand ça chauffe.
  • À emporter : le tout part emballé dans du papier, encore fumant.
Des brochettes sur une grille, dans la fumée, retournées à la main
Sur la grille, tout se joue en quelques minutes. Photo : Hnkamwa / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 (image recadrée)

Avec quoi ça se mange

Souvent avec du pain, comme sur la photo d’ouverture, prise à Kribi : on ouvre le pain, on glisse la viande, et le dîner est fait. D’autres préfèrent le bâton de manioc ou le plantain. Et beaucoup le mangent tel quel, debout, en discutant.

Où en trouver ?

Partout, dès la fin de l’après-midi. Mais comme les beignetariats, la plupart des vendeurs de soya n’ont ni enseigne ni adresse en ligne. Sur NiceThings, les adresses de braise et de grillades sont déjà regroupées pour Yaoundé, Douala, Kribi et Limbé. C’est un début : ton vendeur préféré n’y est sans doute pas encore.

Restaurant Koudjila VIP
1

Senegalais

Restaurant Koudjila VIPVérifié par NiceThings

Avant entrer Simbock, Yaoundé

1 000–5 000 FCFA

Vérifié sur place par l’équipe, à Yaoundé, juste avant l’entrée de Simbock : un cadre posé, un cran au-dessus du soya de bord de route, pour environ 1 000 FCFA.

D’autres adresses de braise déjà sur la carte

Mets ton soya sur la carte

Celui du carrefour, celui d’après le travail, celui où tu emmènes les amis de passage : ajoute-le sur NiceThings. Un nom, ou celui que le quartier lui donne, l’endroit, une photo si tu peux. Et si tu y vas avec l’itinéraire de NiceThings, confirme en arrivant que le lieu est bien là : c’est ce qui rend la carte fiable pour tout le monde.

Parce qu’une ville se raconte aussi par ses braises.

Photos : BACHELOR45 (photo d’ouverture et chariot) et Hnkamwa (image recadrée), sous licence CC BY-SA 4.0. Via Wikimedia Commons.

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