
Le snack-bar, salon du quartier : une culture camerounaise
Ailleurs, un snack-bar sert des sandwichs. Ici, c’est une terrasse, un haut-parleur, un écran pour le match et des amis autour d’une table. Ce que ce mot veut dire au Cameroun, la musique qu’on y entend, et où les trouver. Pour les adultes, avec modération.
Par L'équipe NiceThings11 octobre 20263 min de lecture
Dans d’autres pays, un snack-bar est un comptoir où l’on avale un sandwich debout. Dis ce mot à Yaoundé ou à Douala, et tout le monde voit autre chose : des chaises en plastique, un haut-parleur, un écran allumé sur le match, des casiers empilés derrière le comptoir, et des amis qui refont le monde autour d’une table.
Un mot, un autre sens
Au Cameroun, le snack-bar est d’abord un lieu où l’on se retrouve. On y vient après le travail, le soir d’un match, pour un anniversaire ou sans raison. On y boit frais, on y écoute de la musique, souvent on y danse. La Côte d’Ivoire a ses maquis, que l’on décrit comme des lieux de rencontre, de débat et d’échange autant que de restauration : le snack-bar est de la même famille. C’est le salon du quartier.

Des enseignes qui parlent
Sur NiceThings, 58 adresses portent le mot « snack » sur leur enseigne : 26 à Yaoundé, 10 à Douala, 7 à Kumba, 5 à Limbé, 3 à Kribi, et d’autres à Bafoussam, Bamenda, Buea et Tiko. Leurs noms disent ce qu’on vient y chercher : « Rue de la Joie », « Belle Vie », « Club des Amis », « La Différence », « Turning Point ». Certains annoncent la couleur jusqu’au bout : « VIP ambiance ».
À Yaoundé, on en trouve surtout du côté de Biyem-Assi, d’Omnisport et de Mvan ; à Douala, plusieurs se suivent à Mbanga Bakoko.
La bande-son
Dans les haut-parleurs, deux musiques nées ici ne sont jamais loin. Le makossa, d’abord : parti de la culture duala, il est devenu une musique populaire dans tout le pays. Son nom vient du mot duala kósa, « épluche ! », lancé pour inviter à danser. Le bikutsi, ensuite : une musique et une danse des Beti, dans le Centre. En ewondo, le mot veut dire à peu près « frapper la terre », comme les pieds des danseurs qui marquent le rythme.

Bien choisir son snack-bar
- Regarde les horaires : beaucoup n’ouvrent vraiment que le soir. Sur NiceThings, la fiche de chaque lieu dit ce qu’on sait, et ce qu’on ne sait pas encore.
- Demande les prix avant de commander, surtout si tu es en groupe.
- Choisis ta table selon ta soirée : près de l’écran pour le match, loin du haut-parleur pour discuter.
- Pense au retour avant même de partir de chez toi.
Ils portent le mot sur leur enseigne
NiceThings n’a pas encore visité ces adresses : elles viennent de la carte ouverte. Tu en connais une ? Dis-nous ce qu’elle vaut. Toutes les adresses : snack-bars à Yaoundé, à Douala, à Kumba et à Limbé.
À toi de raconter
- C’est quoi, pour toi, un bon snack-bar ? La musique, le prix, les gens ?
- Quel est le snack-bar de ton quartier, celui où tout le monde finit par passer ?
- Makossa ou bikutsi : qu’est-ce qui te fait lever de ta chaise ?
Réponds en commentaire, juste en dessous.
Sources : Wikipédia, Makossa, Bikutsi et Maquis ; les chiffres viennent du catalogue de NiceThings. Photos : KLO.J (photo d’ouverture, CC BY 2.0), Fomukom Joel et Costawood (CC BY-SA 4.0), via Wikimedia Commons.
Toutes les adresses sur la carte
6 adresses citées dans cet article
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